Diagnostic des chaînes de valeur des produits de quelques espèces négligées et sous-utilisées au Burkina Faso

Le système alimentaire du Burkina Faso est insuffisamment diversifié pour assurer la sécurité alimentaire, nutritionnelle et sanitaire de sa population et ses importations en produits alimentaires le rendent vulnérable. Pourtant, le pays dispose de cultures négligées encore sous-utilisées ayant un p...

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Detalles Bibliográficos
Autores principales: Tietiambou, Fanta, De Falcis, Eleonora, Oumarou Haladou, Issoufou, Grazioli, Francesca, Borelli, Teresa, Lochetti, Gaia, Kiebre, Zakaria, Kabre, Blaise, Acasto, Filippo, Pugliese, Patrizia, BTEICH, Marie Reine, Callieris, Roberta, Cardone, Gianluigi, El Bilali, Hamid, Gonnella, Maria, Moretti, Antonio, Calabrese, Nicola, Dan Guimbo, Iro, Dambo, Lawali, DIAWARA, Ali Badara, Nouhou, Bassirou, Nanema, Jaques
Formato: Journal Article
Lenguaje:Francés
Publicado: 2025
Materias:
Acceso en línea:https://hdl.handle.net/10568/178703
Descripción
Sumario:Le système alimentaire du Burkina Faso est insuffisamment diversifié pour assurer la sécurité alimentaire, nutritionnelle et sanitaire de sa population et ses importations en produits alimentaires le rendent vulnérable. Pourtant, le pays dispose de cultures négligées encore sous-utilisées ayant un potentiel de diversification et d’amélioration des moyens de subsistance de sa population. Cette étude fournit des informations sur les potentialités des chaînes de valeur de quelques-unes de ces cultures : amarante, moringa, oseille de Guinée, voandzou et patate douce. Il s’agit ici (i) de décrire les filières des principaux produits bruts et transformés de chaque culture et (ii) d’évaluer les performances financières des chaînes de valeur de ces produits. Deux cent quarante-sept acteurs de la production, de la transformation et de la commercialisation de ces produits, localisés dans un rayon de 100 km autour de Ouagadougou, la capitale burkinabè, ont été interrogés. Les résultats révèlent plusieurs fonctions dominées par des femmes comme dans le cas de l’amarante et de l’oseille de Guinée. Entre 9 et 49 % des productions annuelles sont autoconsommés. Pour les producteurs, la contribution de ces produits représente de 13 % à 42 % du revenu équivalent au seuil de pauvreté national. Les marges bénéficiaires nettes sont supérieures à 50 % pour tous les producteurs et pour les transformateurs de l’amarante, de l’oseille de Guinée et du voandzou. Ces cultures peuvent ainsi contribuer à la diversification alimentaire et à l’amélioration des revenus des acteurs.