| Sumario: | La France est aujourd'hui pointée du doigt par beaucoup d'observateurs internationaux. Les négociations commerciales du Doha Round sont particulièrement difficiles, et la très grande majorité des négociateurs et des commentateurs incriminent l'Union européenne, et tout particulièrement la France d'être à l'origine de cet échec programmé. Cette phrase du Wall Street Journal, le 8 novembre 2005 est révélatrice : … les reproches doivent avant tout être adressées à l'Union européenne, et tout particulièrement à la France . Le même type d'accusation a été repris par l'ensemble de la presse anglo-saxonne libérale, le département du commerce américain, mais aussi beaucoup de responsables des pays en développement. Ces accusations sont- elles fondées ? En bonne partie. L'Union européenne participe de manière significative au risque d'échec de cette négociation fondamentale et la France est en grande partie responsable de la position européenne. Pourtant la position française est une erreur, pour de nombreuses raisons. Si cette position s'inversait aujourd'hui, cela aurait un effet d'entraînement formidable, mais il faudrait pour cela un changement très net du discours politique et une modification toute aussi prononcée du débat public.
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