| Sumario: | Les modèles d’équilibre général calculable (MEGC), largement admis dans la littérature et utilisés comme outils d’analyse d’impacts potentiels de politiques économiques, sont alimentés par des données provenant de la Matrice de Comptabilité Sociale (MCS). Celle-ci appartient à la grande famille des comptes nationaux, représentant l’ensemble des interrelations entre les activités, les institutions d’une économie. Decaluwé, Martens et Savard (2001) en donnent les principales caractéristiques : « d’une part, la MCS offre une présentation cohérente des transactions qui prennent place dans une économie déterminée, qu’ils s’agissent d’un pays, d’une région, ou encore d’un ensemble de pays ou de régions et, d’autres part elle fournit aux décideurs de la politique économique la base comptable d’un cadre analytique susceptible de faciliter leur choix ».Cependant l’élaboration d’une MCS désagrégée pour une année récente peut se révéler complexe et laborieuse, car elle exige la disponibilité, l’accès, la compilation et la mise en cohérence des données provenant de diverses sources. Par ailleurs, même si certaines de ces données sont disponibles et accessibles au moment de la conception de la MCS, elles peuvent révéler des informations relativement obsolètes et donc moins pertinentes. Une solution proposée dans la littérature est de procéder à une mise à jour d’une MCS préalablement construite dans une période antérieure, en prenant en compte de nouvelles informations disponibles sur la structure de l’économie considérée. (Robinson et al., 2001). A cet effet la littérature offre plusieurs méthodes et ouvre une discussion sur leurs validités, forces et faiblesses.
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